Le samedi 7 février 2026, une douzaine de paroissiens ont participé à la catéchèse du père Alexei. La forme de la rencontre est celle d’un échange et non de l’écoute d’un discours préparé. Le père Alexei répond aux questions que les participants lui posent. Il répond avec une spontanéité et une grande ouverture d’esprit. Dialogue en vérité. Retenons quelques points abordés.
Sur les pratiques alimentaires du carême, il indique que dans l’Eglise des premiers siècles ces pratiques de jeûnes visaient à donner aux pauvres ce que l’on ne mangeait pas. Peu importe alors ce que l’on mange, l’essentiel est de jeûner avec une attitude spirituelle et de donner aux plus pauvres. Aujourd’hui le poisson est souvent cher et l’on peut ne pas en faire une obligation. L’essentiel est le jeûne et le don aux pauvres.
Un long échange sur les rapports entre l’Ancien Testament et le Nouveau a été particulièrement clair. Il y avait le judaïsme de la loi (auquel l’ensemble du peuple juif adhérait) et le judaïsme des prophètes (porté par quelques-uns). Le Christ vient accomplir ce que les prophètes ont annoncé, et que les évènements majeurs de l’histoire d’Israël avaient préfiguré. Il faut donc comprendre avec un regard de miséricorde le peuple juif. Une grande partie du peuple ne pouvait pas comprendre ce que le Christ disait. Mais aujourd’hui nous dit le père Alexei il y a dans l’Eglise orthodoxe des croyants qui adhèrent aussi à une loi, à des pratiques et non à la vérité profonde de l’Evangile.
Le père Alexei répond à des questions diverses, sur la Trinité, sur le monachisme, l’amour des ennemis et la nécessité de se défendre. La réunion se termine par un échange autour des notions de patrie, de nationalisme. Notre royaume n’est pas de ce monde même si nous vivons dans ce monde. L’orthodoxie emprunte des éléments de la culture d’un pays pour devenir une orthodoxie portée par le peuple. Mais cet amour de la culture d’un peuple n’autorise pas un État, avec la bénédiction de l’Eglise, à tuer d’autres peuples pour conquérir de nouveaux espaces.
Ces quelques lignes pourraient inciter les paroissiens qui se questionnent sur de nombreux sujets à participer à ces échanges avec le père Alexei.
